Mise à jour du 29 janvier 2012
|
Petit rappel historique sur les Colorale: En rapport avec la vocation de ces véhicules ,l'appellation commerciale est née de la contraction des mots Coloniale et Rurale. Le terme de Prairie désigne une carrosserie 6 places avec 2 banquettes. Étant donné que le gros de la vente a été les "6 places", le nom conservé dans les esprits est "Renault Prairie" pour tous les véhicules de ce genre. Il existe aussi des versions châssis-cabine, fourgon, Taxi. Tous ces engins font donc partie de la famille des Colorale.
La mission de Techni-Tacot :
Comme Pierre (notre client) est à l'étranger, toutes les communications ont été réalisées grâce à l'Internet. Les démarches de recherche, de conseils, puis d'achat ont été conduites en partenariat. Nous remercions Pierre pour sa confiance. Techni-Tacot a donc trouvé un véhicule. Un rapide tour d'horizon permet d'apprécier l'engin et son état. Il est vrai qu'à la vue de l'absence de plancher ar (ou le peu qu'il en reste) et l'état général de la carrosserie, plus corrodé aurait été de trop ! Mais dans le milieu des connaisseurs, nous disons qu'il est "bien"... |
||
|
Les travaux commencent : Il est temps d'amener le vieux Colorale à l'atelier. Très difficile à bouger, il aura besoin d'un autre Colorale bien connu, pour venir à sa rescousse (au moins cela se passe en "famille" !). L'épave est amené sur le pont pour préparer la séparation caisse châssis. On en profite pour souhaiter du courage à Jérémy notre nouveau mécanicien qui démarre son embauche sur ce véhicule. Allez Jérémy, on est avec toi ;-)) | ||
|
La carrosserie est séparée du châssis : Quelques gros plans pour découvrir l'état général de la mécanique. Globalement, l'ensemble est sain et sera donc restauré. Bien que très oxydé, le châssis n'a aucun point de perforation. L'état de surface n'est pratiquement pas granuleux. L'astucieux système Grégoire de compensation de suspension est manquant à l'arrière, ainsi que les tirants de pont particuliers aux 530 exemplaires de la génération 11 cv 4x4. Les versions 14 cv, à moteur latéral 85, avait ni tirant à l'AR ni à l'AV.(En tout, il y a eu moins de 760 véhicules Colorale 4x4). Le groupe propulseur commence déjà à s'approcher des tables de travail pour une dissection rigoureuse. | ||
|
Une des difficultés principale lors du démontage de ce type de châssis est l'extraction des axes de suspension. Littéralement soudés par la rouille, ils sont difficiles d'accès pour un extracteur et le montage dans leur silentbloc amorti les chocs portés. Il arrive qu'à contre coeur nous soyons obligés de tronçonner certains pour permettre le démontage. Heureusement pour ce châssis les 2/3 des axes ont été sauvés, dont les plus couteux, ceux utilisés pour les tirants de pont. Le châssis se retrouve complètement dépouillé, sous l'oeil de 2 autres Colorale qui se demandent si on va leur réserver le même sort bénéfique. Décapage du châssis et réfection des filetages abîmés. Remplacement des supports de canalisation manquant (détruits par la rouille). Traitement antirouille et laquage du châssis. | ||
|
Train Av directeur : C'est la pièce mécanique la plus complexe du système 4x4 HWT de ce véhicule. L'ordre de démontage n'est pas facile à trouver et aucun manuel technique est disponible. Seul un éclaté donne un vague aperçu. Ceci est un des 2 demi-trains directeurs. La séparation des rotules (boules) du boitier-pivot demande une méthode astucieuse et attentive pour arriver à extraire la bague conique en bronze et le roulement conique des pivots. Comme cette mécanique a subit de fortes contraintes et est restée immobilisée durant des années, son extraction sera difficile. C'est pour cette raison qu'il va falloir procéder par étape et surveiller en permanence les efforts appliqués par la presse pour ne pas abîmer certaines pièces. L'intérieur du boitier est rempli de graisse graphitée. Bien que le nettoyage soit fastidieux et extrêmement salissant, la couleur gris anthracite promet des pièces bien conservées. Les capots de pivot sup. et inf. sont montés avec des cales de réglage d'épaisseur différente. Le nombre de cale varie d'un pivot à l'autre et devra certainement être ajusté au remontage. Le but étant d'obtenir un pivotement libre mais sans jeu. Après dégraissage, les pièces sont décapées par électrolyse ou par brossage mécanique, suivant leur nature. Après examen, le système de transmission homocinétique (équivalent du cardan) est en parfait état et ne nécessite aucune rectification. Encore une fois, nous pouvons dire que les Colorale 4x4 ont une conception très robuste. Ensuite une laque antirouille finira de leur donner un bel aspect. Le joint spi séparant l'huile du pont de la graisse des articulations est remplacé. Les pivots sont remis en place en commençant par engager l'inférieur avec son roulement, puis le supérieur avec la bague conique en bronze. Les couvercles sont replacés avec leurs cales d'épaisseur. |
||
|
Pont AV : Décapage de l'ensemble avant ouverture de la mécanique interne. Ceci permettra de travailler sur une pièce déjà nettoyer avant de faire les contrôle sur ce qui est à l'intérieur. Nettoyage du différentiel. Remplacement de la bague étanchéité de nez de pont. Contrôle et ajustement du jeu de denture (0.20 / 0.25 mm ) Reconstitution des 2 articulations après mise en peinture. Le train AV terminé. | ||
|
Pont AR : Idem que pour le pont AV. Le système de freinage est complet mais entièrement à restaurer. Détail des roulements de moyeux. Les travaux sur le différentiel sont identiques à ceux du pont AV. |
||
|
Boîte de transfert : Décapage et dégraissage avant de l'ouvrir. L'examen de la pièce montre des engrenages en parfait état et des roulements très bien conservés. Il faut ne faudra qu'une révision avec rinçage des pièces, sans oublier de remplacer les 3 bagues d'étanchéité en sortie de platine. |
||
|
Boitier de direction : Démontage complet après extraction du levier de direction sur son axe rainuré. Un des roulements coniques est fortement corrodé. Nous le remplaçons par une fabrication Timken. Le jeu de la vis globique est réglé par l'épaisseur des joints sous le carter carré à 4 vis. Ensuite régler celui de l'arbre de sorti en ajustant le nombre de rondelles coté plaque de fermeture (celle qui a une rotule centrale). Le jeu final se fera boitier sur place relié à la direction et au point milieu (volant en position centrale), en ajustant le moyeu en bronze. | ||
|
Le support de direction est décapé par électrolyse, comme un bon nombre de pièces. Cette technique permet de détruire la rouille dans tous les endroits inaccessibles. Le levier de direction est mesuré avant dépose. Ainsi au remontage il sera facile d'obtenir un réglage convenable pour les premiers essais. L'ajustement sera réalisé lors du contrôle de la géométrie. Toutes les pièces constituant les deux articulations sont déposées. On peut apprécier la robustesse des éléments et comprendre ainsi qu'ils pourront parfaitement être conservés moyennant un bon nettoyage. (Dans 60 ans, pourra-t-on faire de même avec une ... Renault Clio ? ) | ||
|
Diverses pièces en cours de préparation ... |
||
|
Roues : Jantes à cercle , montage avec chambre à air et pneumatique équivalent au 7.50 x 16 en BF Goodrich type MUD. Pour une question d'esthétique, les inscriptions blanches seront montées à l'intérieur de la roue (non, on ne retournera le pneu comme une chaussette ;-)). Les 5 roues seront équilibrées sauf pour ceux qui aiment avoir les dents du fond qui s'entrechoquent au-dessus de 60 km/h ... |
||
|
Motorisation : Une vue d'ensemble du groupe juste après sa dépose. Notre client a choisi une préparation pour ce moteur afin de lui conférer une puissance et un couple plus important. Le but n'étant pas de faire la course avec ce type de véhicule mais de le rendre plus énergique et plus agréable en conduite. Le gain en puissance est de l'ordre de 30 cv SAE avec un couple moteur toujours supérieur à 14m.kg de 1300 tr/min à 3700 tr/min. Son maxi est de 15.5 m.kg. Le moteur d'origine avait au maximum un couple d'environ 13 m.kg. Le détail de la préparation est visible ICI. En résumé, le moteur devra offrir plus de reprise, être plus vif, donner une vitesse maximale cohérente avec le véhicule, permettre de franchir du sable mou sans devoir mettre l'aiguille du compte-tour dans le rouge et offrir une conduite sur route sans devoir mettre le pied à la planche constamment.
Techni-Tacot rappelle que tous ces travaux sont destinés à un usage particulier et qu'il est important de se conformer à la législation en vigueur. |
![]() |
|
|
Culasse : Globalement très entartrée et pleine de dépôts de calamine, il aurait été vain de tenter un redémarrage de ce moteur sans risquer de le condamner en très peu de temps, tout simplement à cause d'une surchauffe. Un des canaux de refroidissement est complètement obstrué sous les chambres de combustion à droite de cette image. |
||
|
Le bloc en séparé des fûts et de son embiellage. Il est décapé intérieurement et extérieurement. Le cheminement des canaux est vérifié et les conduits de lubrification sont tringlés et dégraissés. |
||
|
Filtre à huile : Faisant partie de la préparation spécifique que nous réalisons sur ce type de moteur, un filtre à huile est rajouté. C'est le minimum pour améliorer fortement la qualité de la lubrification. | ![]() |
|
|
Pompe à essence : Comme tous les périphériques, on démonte et on refait. | ||
|
Démarreur : Idem | ||
|
Boîte de vitesses :
| ![]() |
|
|
Carters, hélice et autres pièces peintes reçoivent un traitement de faveur pour leur donner un bel aspect. Après un décapage et un décabosasge pour celles qui en ont besoin, les pièces sont apprêtées puis poncées. Une laque bi-composant est utilisée. Le résultat vaut vraiment le coups. | ||
|
| ![]() |
|
|
Remontage du moteur préparé : Le bloc est modifié en usinage. La hauteur de dépassement des chemises est rectifiée pour respecter la tolérance de la RTA. Ici 0.13 mm. Tous les joints nécessaires au reconditionnement du moteur sont des pièces d'origine RENAULT. | ||
|
Culasse : Remplacement des guides pour retrouver une consommation d'huile normale. Rectification sièges et soupapes. Surfaçage du plan de joint avec diminution de la hauteur de culasse pour obtenir un taux de compression favorable à la recherche de performance. Vérification des chambres de combustion. Toute la partie "culbuteur" a été déposée pour un nettoyage en profondeur et la vérification d'usure anormale. La propreté des canaux de lubrification est contrôlée avec beaucoup d'attention. Les joints du manchon de liaison sous pression sont déposés et remplacés. Ce sont eux qui participent à la montée en pression des 2 rampes et par conséquence de la bonne lubrification des culbuteurs et des queues de soupape. Les tiges de commande sont contrôlées en les faisant rouler sur une surface plane. Si l'une d'elle est tordue, elle roulera irrégulièrement (flambage dû à une contrainte au montage, démontage ou grippage culbuteur/soupape). Deux poussoirs sont usés (mauvais graissage). Ils sont remplacés. Au remontage des axes de culbuteurs, prendre bien soin de l'orientation de la rainure de verrouillage et de la différence des clavettes (avec ou sans détrompeur) |
||
|
Equipage mobile : (bielles et pistons). Afin d'éviter des balourds dus à la dispersion des composants utilisés, les ensembles sont pesés et appariés. Le jeu à la coupe des segments est vérifié en montant chaque segment dans une chemise neuve et placé perpendiculaire à l'aide d'un piston. |
||
|
Diagramme de distribution : L'amélioration des performances d'un moteur passe aussi par l'adaptation d'un nouveau diagramme de distribution. La forme des cames va déterminer le moment d'ouverture et de fermeture de chacune, ainsi que le croisement entre elles au moment de la bascule échappement/ admission. Comme il n'existe pas d'arbre à camesé spécialement fait pour ce que nous recherchons, c'est à partir d'un modèle existant que l'usinage des cames (retaillage) va donner le nouveau "timing". Suivant leur formes, tous les AV peuvent ne pas convenir. Dans le cas des Colorale 4x4, nous privilégions le couple à bas régime. Avoir une sensation de reprise dès qu'on sollicite la pédale d'accélération est très agréable. L'AC reçoit un pignon en aluminium pour une question de robustesse. La platine de maintien est remise en forme , puis légèrement surfacée. |
||
|
La distribution des moteurs 668 et 671 est effectuée par un gicleur qu'il faudra veiller de déboucher et d'orienter vers le pignon d'AC. Le moteur en tournant dans le sens horaire, voit son pignon d'AC ramener l'huile projetée par le gicleur dans la zone d'engrènement. Vérification et dénoyage du tube de transfert d'huile pour la culasse. Dans la majorité des cas, nous privilégions la monte de joint et non pas de pâte à joint (sans pour autant exclure l'utilisation des produits actuels). C'est plus esthétique, conforme à l'origine et plus facilement re démontable. | ||
|
Culasse : La nouvelle culasse préparée prend place. Le nouvel AC (arbre à cames) demande un réglage du jeu aux soupapes différent de celui d'origine (0.20 ADM et 0.25 ECH). Le refroidissement des cylindre arrières se fait grâce à un tube longitudinal. Nous avons remplacé celui d'époque en acier (entièrement corrodé) par une de nos refabrications en inox. | ||
|
Recherche de puissance supplémentaire :
Toujours en quête d'améliorations techniques, Techni-Tacot, en partenariat avec notre confrère Guillaume de Rétro-Méca, propose une nouvelle préparation du haut moteur.
La culasse est alors retravaillée au niveau des conduits (admission et échappement) jusqu'aux sièges de soupape.
Le but est de réduire les pertes de charges entre le collecteur et la chambre de combustion et ainsi de faire entrer plus de mélange air/essence dans les cylindres. Sur une culasse d'origine, on peut constater l'aspect rustique de la fonderie, des bossages trop massifs des guides de soupape et un aspect très rugueux des parois. Nous en profitons pour monter des soupapes d'admission plus grandes et revoir l'angle d'attaque des sièges. Le résultat en images avec comparaison avant/après. |
||
|
Photos montrant les phases de travail : 1 - agrandissement des canaux avec une fraise électrique 2 - polissage des conduits. Il n'est pas nécessaire de polir jusqu'à obtention d'un aspect miroir. Au contraire, les mesures ont montré qu'un état de surface satiné évite les perturbations engendrées par des effets de surface. Autrement dit, un polissage trop important diminue le gain recherché 3 - après surfaçage du plan de contact, nous apportons un son méticuleux aux éventuels résidus d'usinage qui pourraient rester sur les rebords. Les bavures, peuvent créer de l'auto allumage et ainsi nuire au bon fonctionnement du moteur. |
||
|
Recherche de puissance (suite) : collecteur : Cette pièce subit des écarts de température très important. Pour assurer une bonne étanchéité ,elle devra être parfaitement ajusté au niveau de ses portées (aussi bien au niveau de l'admission que de l'échappement). Nous surfaçons les zones de contact pour lever tout soupçon. Pour être en cohérent avec le futur carburateur et la préparation de la culasse, il faut modifier le collecteur d'admission. C'est un modèle pouvant accepter des carburateurs de 40 mm qui est monté. La plupart du temps, un système de volet de réchauffage de pied de carburateur, actionné par un bilame, se charge de diriger les gaz chauds d'échappement vers la semelle du carburateur. Ceci pour éviter le givre dans le puits du carburateur lorsqu'il faut très froid. C'est un système astucieux mais qui vieillit sous très mal et finit par se bloquer. Nous supprimons ce système qui, lorsqu'il se bloque en position "froid", est souvent responsable de "vapor lock" en été. Une plaque en acier fera écran entre les gaz brulants et la semelle du carburateur. Même avec les gelées du matin, nos moteurs démarrent sans difficulté. Il faut dire qu'avec les améliorations amenées par la préparation mécanique, il ne faut pas beaucoup pour que le moteur démarre ! |
||
|
Recherche de puissance (suite) : carburation Le carburateur retenu est de type 40 mm. et non régulé. Un reconditionnement soigné permet d'obtenir la pièce que l'on voit sur la 2nde photo. Ce nouveau carburateur demande de modifier la commande de starter et surtout celle du papillon d'accélération. Le montage se fait toujours avec la cale d'isolation et un écran de chaleur sera disposé afin de réduire le rayonnement calorifique qui peut entraîner des problèmes de vapor-lock. | ||
|
Recherche de puissance (suite ) : filtration d'huile Pour une augmentation des performances, il faut prévoir une filtration d'huile. Les moteurs 668 et 671 ne sont pas équipés de filtre (sauf pour les rares Frégate Transfluide et quelques cas de moteurs fixes). Nous équipons ce moteur préparé d'un de ces rares accessoires. Grâce à l'endoscope nous avons pu contrôler visuellement le bon cheminement de l'huile, notamment au niveau de l'ajutage calibré qui est indispensable pour conserver une bonne pression d'huile. | ||
|
Pompe à eau : Pas facile à refaire sur ces générations de moteur Renault. Il existe plusieurs variantes, tant au niveau des axes que des turbines, des diamètres de poulie et des rondelles de blocage en bout d'arbre. Le reconditionnement passe indiscutablement par un surfaçage de la glace en bronze du corps (zone de contact avec la bague en graphite), le remplacement de l'axe, des roulements, de la bague et de la turbine. |
||
|
L'allumeur d'origine trop abîmé est remplacé par un neuf dont nous redéfinissons la courbe d'avance.
Le moteur remonté , réglé , prêt à démarrer | ||
|
Boîte de vitesses : Un des rares Colorale 4x4 équipé de l'option commande au plancher pour la boîte de vitesses. |
||
|
Préparations et autres améliorations : Le chauffage était optionnel sur les Colorale. Nous équipons la plaque AR de culasse d'une sortie chaude pour alimenter le radiateur intérieur. Surveillance moteur : D'origine un simple mano-contact indique lorsque la pression est inférieure au minimum dans le circuit. Mais rien d'indique la véritable valeur ni si la pression est tout juste au dessus du mini (0.5 bars) au lieu d'atteindre 3 kg/cm2. En conséquence nous rajoutons un capteur double avec témoin minimum et mesure de pression réelle. | ||
|
Remontage du châssis : Alors que toutes les pièces ont été décapées puis laquées, que les lames de suspension ont été refabriquées et que toutes les pièces neuves sont arrivées, le châssis est placé sur des tréteaux. La reconstruction va pouvoir se réaliser et donner vie au nouveau véhicule. Une véritable phase de bonheur ;-)) |
||
|
Tous les silentblocs sont remplacés. Aussi bien ceux des lames de suspension et des 4 jumelles que ceux du moteur, de la boîte de vitesses , de la boîte de transfert. C'est à ce prix que ce Colorale aura un comportement routier fiable et un confort optimal, notamment en tout-terrain. | ![]() |
|
|
Train AV : Les ressorts du système Grégoire sont remontés en utilisant des barres de cuivre de D16mm qui vont servir de rampe de glissement et permettre d'écarter les ressorts jusqu'à leur encombrement en place. Les roulements Timken internes des moyeux sont conservés. Par contre, les externes corrodés, sont remplacés à l'identique, toujours en Timken. Les tambours ont été rectifiés et retrouvent leur positionnement sur l'imposant train directeur. |
||
|
L'essieu AR reçoit des roulements neufs. Les joints spi (sorti de pont) sont remplacés. Encore une fois, une restauration sérieuse se doit d'aller le plus loin possible si on veut pouvoir garantir un véhicule en parfait état.
Comme à l'avant, le système de freinage est entièrement reconditionné et les 8 mâchoires sont regarnies avec des bandes de friction collées industriellement. Le freinage sur les Colorale 4 roues motrices est un point faible. Peu performant et pas du tout endurant, il n'accepte aucune entorse. Par contre, lorsqu'il est correctement refait il reste fiable et régulier dans le temps. Même si on aurait apprécié une puissance de freinage plus importante, il est tout a fait possible de bloquer les 4 roues et de conserver en ligne droite une trajectoire rectiligne. |
||
|
Le système Grégoire typique aux modèles 11cv à 4 roues motrices était absent sur l'épave achetée. L'ensemble des pièces très particulières est reconstitué. Il faudra refabriquer des cales de rehausse situées entre le pont et les lames de suspension, et surtout les fixations inférieures des chapelle du Grégoire. (photos à venir) Le système Grégoire AV, beaucoup plus simple mais très efficace pour le confort des occupants. Bien que le mot confort ait un sens quelque peu différent sur ce véhicule, je peux affirmer qu'il est possible de faire une dizaine d'heures de route dans la même journée dans ces véhicules restaurés lorsque ceux-ci reçoivent des sièges de conception plus récente, sans souffrir de mal au dos. Le pédalier et son renvoi de commande d'embrayage. |
||
|
Le châssis est de nouveau sur ses roues et montre sa robuste conception. | ||
|
Supports : Un "détail" auquel il va falloir accorder une grande attention, d'autant plus sur un véhicule amené à faire du tout-terrain. Les supports moteur type 11cv ressemblent des blocs de caoutchouc massif avec un plan incliné. Ils ne sont pas symétriques et donc pas réversible (G et D). Comme il n'existe aucune refabrication, pour conserver le montage d'origine il est indispensable de les modifier. Avec le vieillissement, l'encrage supérieur se décolle du silentbloc et ne maintient plus le moteur lorsque le véhicule fait des franchissements. Une solution consiste à percer verticalement le support pour insérer une vis TH M10 de 110mm. Ce "clou" passera par l'oeillet de fixation du moteur, puis la plaque supérieure du support (après avoir tronçonné son filetage) puis le corps du silenbloc et débouchera en dessous. Pour conserver sa fonction anti vibratile, un nouveau silentbloc (style support de Renault 8) sera utilisé pour isoler la liaison métallique constituée par la vis. Il suffit de couper ses fixations latérales et de serrer le tout avec modération (on ne doit pas écraser le nouveau silentbloc , mais juste maintenir l'ensemble et empêcher le moteur de se soulever). Il est indispensable de monter des écrous nylstop pour éviter le desserrage, vu que la fixation est à peine contrainte. Cette solution a été approuvée sur plusieurs raids difficiles et reste non seulement fiable mais aussi peu coûteuse (pour une fois !). |
||
|
Mise en place du groupe sur le châssis | ||
|
Les câbles primaire et secondaire du frein à main n'ont pas pu être sauvés. A partir des pièces spécifiques, un jeu complet est refabriqué grâce à un de nos intervenants qui régulièrement se voit confier nos pièces. Le système de frein à main fait parti des organes de sécurité d'un véhicule et doit de ce fait attirer notre vigilance. |
||
|
Comme ce véhicule est prévu pour faire de la piste, nous gainons les canalisations de cuivre aux endroits susceptibles de recevoir des projections de pierre. |
||
|
La boîte de transfert, véritable bloc d'acier massif, est remise en place avec la grue hydraulique. L'engin de levage permet de prendre le temps nécessaire pour glisser au travers du châssis, le premier arbre de transmission relié à la boîte de vitesses. Au premier plan de la 2nde photo, la commande horizontale de crabotage qui permet au Colorale de passer en 4 roues motrices et d'enclencher les rapports courts. Les 3 arbres de transmission ont été refabriqués. Il aurait été possible de les conserver mais au détriment de l'état de surface des tubes d'acier, rempli de cratère de corrosion. Les arbres bénéficient d'un coulisseau actuel et étanche comme les véhicules actuels. Nous avons conservés la taille des croisillons d'époque et le diamètre des tubes. Ainsi les nouvelles transmissions, très visibles de l'extérieur d'un Colorale, passent inaperçues. Toujours soucieux du confort du futur propriétaire, et par expérience, nous avons fait équilibré chacune des transmissions pour supprimer tout problème de vibration parasite. Sur un Colorale, la chasse aux vibrations n'est pas une mince affaire. Mais pour peu qu'on s'en donne et la peine et y consacre les moyens, le véhicule datant de la technologie fin 40', révèle une fonctionnalité très agréablement surprenante. |
![]() ![]() |
|
|
L'indispensable crochet AR d'attelage et d'époque. Même une pièce aussi rustique et simple, sera entièrement démontée. A l'intérieur, un important mécanisme à ressort se charge d'amortir les chocs en cas de remorquage brusque. |
![]() |
|
|
La partie 4x4 était incomplète. Il nous faut refabriquer les massifs supports de tirants AR, les tirants eux-mêmes et les leviers de la barre antiroulis. Les supports sont taillés dans de la plaque d'acier de 10 mm. Une fois terminés, je pense qu'ils auront une robustesse au moins égale à ceux d'origine.
Les leviers de la barre anti-roulis sont pris une version 2 roues motrices, tronçonnés, rallongés et soudés. Nous en profitons pour remplacer au passage les silentblocs de cette barre. | ||
|
| ||
|
Travaux sur la carrosserie : Sablage à très basse pression pour les éléments de carrosserie externes - reconstruction de la structure. Prises de cotes pour conserver la compatibilité avec le châssis. Equerrage, greffes, façonnage, redressage etc. toutes les phases nécessaires à un tôlier.
La couleur choisie se rapproche de celle de la couleur des pistes africaines en latérite. Sorte de terre ocre/rougeâtre, sa teinte rappelle une des destinations de ce véhicule. La couleur est ni rouge, ni orange , ni marron. L'appareil photo numérique a du mal à ne pas saturer la teinte. Mais pour les visiteurs qui la voient en "vrai", quelle belle surprise. |
![]() |
|
|
Une fois laquée et séchée, la carrosserie est présentée et placée sur les bras d'un pont. C'est une façon plus confortable et plus précise pour régler le positionnement de la caisse par rapport au châssis. Même s'il est très facile de faire coïncider tous les trous de fixation, on peut tout à fait se retrouver avec un écart angulaire qui va gêner le tube de direction, ou la commande de passage en 4x4. |
![]() |
|
|
Un jeu de baguettes de calandre est pris sur un autre véhicule acheté comme banque de pièces. Après désoxydation et redressage, elles sont polies puis avivées.
| ||
|
Remontage des portes, des mécanismes de lève-vitres et serrures.
Le jonc d'aile choisi est en aluminium pour une finition esthétique en accord avec la teinte ocre. |
![]() |
|
|
Pièces au départ du chromage. Puis en cours de montage | ||
|
Le véhicule prend forme : L'unité AV est présentée. La calandre reçoit ses baguettes. Une feuille de métal déployé (aluminium) est monté derrière la calandre, en premier lieu pour parer le radiateur des projections de cailloux et pour rehausser l'esthétique du véhicule. Des optiques de phare équipées en lampe à iode H4 sont choisies, toujours pour une utilisation dans des situations difficiles, telle que la tombée de la nuit dans une zone désertique. |
||
|
Sellerie et habillage intérieur : Du fait de son utilisation pour des rallyes sur parcours accidentés et parce que ce véhicule est aussi reconstruit pour apporter du plaisir à le conduire, la banquette AV est remplacée par 2 sièges plus modernes. Pour conserver le plus possible une unité esthétique, ils seront recouvert des mêmes matériaux que la banquette AR. Les coloris retenus sont présentés à droite. En cours ... |
![]() |
|
|
Moteur essuie glace : Le véhicule sera modifié en 12v pour une utilisation plus confortable. Comme il n'est pas toujours facile de trouver le même moteur en 12v (fixations, entraînement), nous le modifions électriquement. Pour cela, il suffit de dé câbler rotor et stator qui sont en dérivation pour le 6v, puis de les re câbler en série pour fonctionner parfaitement en 12v et d'une manière fiable. |
||
|
Colonne de direction et direction assistée : A la demande du client et conseillée par nous-mêmes, une direction assistée électrique est prévu sur ce véhicule. Nous désassemblons une colonne complète. Après un montage à blanc sur le véhicule, un tracé est effectué pour repérer les coupes à faire sur colonne et tube de direction. Le moteur sera logé dans l'habitacle (meilleure protection - projections d'eau et poussières), au-dessus des pédales et en fond de tablier. Le moteur choisit a une consommation de 60 A (au lieu de 45 A pour les berlines) à cause de la masse du Colorale. Dans le cas d'une utilisation sur route, la direction n'est que peu sollicitée. La consommation reste donc peu significative au regard de ce que peut fournir une dynamo. Mais, en tout-chemin ou sur piste, le conducteur modifie en permanence sa trajectoire. Faisant appel à la puissance de l'important moteur électrique de la direction, la consommation devient importante. On peut représenter cette grandeur avec l'allumage de plusieurs paires de phares "longue portée". En conséquence de quoi, nous équipons le véhicule d'un alternateur fournissant 65/75 A et en 12 V. | ||
|
Accessoires : Notre client souhaite ajouter une remorque à son véhicule. Le choix est fait pour un modèle de l'armée. Un démontage complet s'impose pour traquer la corrosion et ensuite assortir l'attelage au Colorale. Les lames de suspension sont séparées car une peinture globale sans démontage n'offrirait qu'un piètre résultat. L'essieu est désassemblé jusqu'aux roulements de roue. On s'assure ainsi du bon état moyeux (jeux et état général). Cela permet aussi de remplacer la graisse datant de 50 ou 60 ans et refaire fonctionne le système de freinage à main. Toute la boulonnerie est conservée après décapage (dimensions US).
|