
|
Dans cette rubrique, vous trouverez différents conseils, astuces, solutions en réponses à quelques difficultés rencontrées. N'hésitez pas à me faire part de vos idées, pour enrichir cette page.
|
|
Le moteur ne veut pas démarrer ! Le démarreur tourne mais le moteur ne parle pas. Tout semble O.K. et il devient de difficile de savoir si le défaut concerne l'allumage ou la carburation. Un truc trés simple : il suffit de verser une cuillère à café d'essence directement dans les puits du carbu (retirer le filtre à air si nécessaire) et d'essayer de démarrer. Si le moteur "parle" quelques instants c'est que la panne vient de la carburation ou de l'alimentation en carburant. Sinon c'est que cela provient de l'allumage ou des deux ou de l'état du moteur ! Commentaire : - "On m'a dit que c'était mauvais pour le moteur de mettre de l'essence directement comme ça. Réponse : Passer 1/2 heure à tirer sur le démarreur (au risque de le faire brûler) en vidant une bombe de Startpilot qui va rincer les cylindres et les faire tourner à sec, c'est mieux peut être ? Je n'ai pas dit non plus de remplir les cylindres jusqu'au débordement par l'échappement, ni de refaire l'essai trop souvent. Pendant ce genre d'opération, travailler dans un endroit aéré et si possible avec un extincteur à proximité sera plus prudent. |
|
Réceptacle et filtre à huile : (Ou comment salir un moteur bien propre en quelques secondes !) Le système de filtration comporte un bol, une cartouche filtrante et un axe central permettant de fixer le couvercle. La première des précautions est de vérifier que le trou du couvercle se centre sur le filetage de l'axe et que le boulon se visse facilement à la main. Si tel n'est pas le cas, c'est que le bol est déformé par rapport à son embase ou que l'axe est tordu. Ceci n'arrive que lors de manipulation du moteur ou d'accident (choc, point d'attache peu orthodoxe etc ...). Malgré l'épaisseur de la tôle, j'ai rencontré ce problème. L'axe étant légèrement décallé en refermant le couvercle, j'ai dû insister pour trouver le filetage pensant que l'axe était tordu. L'effort s'est porté sur le joint d'embase. Fragilisé, celui-ci s'est fait un plaisir de lâcher quelques km plus loin, aidé par la pression de la pompe. Toute l'huile du carter s'est répandue en empruntant ce nouveau passage, sur l'ensemble moteur-boîte ... Un régal ! Photo 2 et 3, on peut apercevoir que le fond du bol est enfoncé d'un côté. A cet endroit, l'épaisseur du métal dépasse 10 mm. N'ayant pas de presse j'ai utilisé un étau et un jet en bronze pour repousser le fond entre 2 calles de bois (photo 4). L'effort a fournir était assez considérable vue l'importance de la déformation. Avec méthode j'arrive à redresser progressivement le fond. Photo 1 , j'en profite pour bien comprendre le parcours de huile et vérifier la propreté de l'orifice discret sur l'axe. Photo 5, le fond est parfaitement perpendiculaire aux parois du bol, le remontage est possible. Fumée bleue, c'est grave ? Premier cas et le plus courant, le moteur n'est plus tout jeune et comsomme de l'huile. Au redémarrage après un feu rouge ou une descente en frein moteur, il s'échappe alors un nuage bleuté. La cause principale provient du manque d'étanchéité de la segmentation qui laisse une partie du film d'huile remonter dans les chambres de combustion. L'utilisation d'une huile relativement visqueuse comme la 20W50 ou pourquoi pas la 20W60 (marque Penrite), limite ce phénomène. Mais ce défaut ira en s'amplifiant. Deuxième cas, le moteur vient d'être refait. J'entends par réfection et non pas révision le fait de réaléser les cylindres, mettre des pistons avec des segments neufs et refaire le bas moteur etc ... Il est fréquent de s'apercevoir lors des premiers milliers de km que le moteur fume bleu pendant les premières minutes de chauffer. Ensuite tout redevient normal. Si ces fumées sont inquiétantes pour celui qui vient de dépenser une somme d'argent et de temps importante, elles sont la conséquence normale de l'état de surface des cylindres encore micro-poreux. En fait, si après usinage les cylindres brillent, ils n'ont pas encore été polis par le rodage. A l'arret le film d'huile par capilarité remonte sur toute la surface des cylindres. Au démarrage à froid chaque cylindre va brûler l'huile contenue dans les micro-porosités. Voilà pourquoi ce phénomène est éphémère et n'a rien d'inquiétant. Rappel : On peut considérer qu'un moteur de cette époque est rodé à partir de 10 000 km.
Détartrage : J'ai souvent entendu dire qu'il était inconscient de refaire à fond un moteur sans confier le radiateur à un pro pour qu'il démonte le faisceau et le détartre. Si cette solution permet d'obtenir un radiateur parfaitement propre et de s'assurer de la parfaite l'étanchéité après détartrage, elle a un coût et tous les radiateurs n'ont pas forcément besoin d'une intervention de la sorte. Alors pourquoi ne pas entreprendre soi-même le détartrage ? On peut en profiter pour se rappeller quelques notions de chimie. Les risques d'utiliser de l'acide chlorhydrique (même dilué) : Un acide non modifié à la propriété même après rinçage de maintenir un milieu très légèrement corrosif qui va continuer son travail de corrosion lentement mais surement. C'est ce qui le différencie d'un véritable détartrant. Un détartrant contient un mélange d'acides "tamponnés" dont l'effet sera stoppé après rinçage abondant. Donc éviter de détartrer avec un acide chlorhydrique. Mais si ce cas devait se présenter, une des précautions élémentaires est de plonger l'objet à traiter dans l'eau avant de le mettre en contact avec l'acide. Cela permet à la matière de "boire" l'eau au niveau de toutes ses porosités (micro-fissures). Le métal sera détartré ensuite en surface. Le vinaigre blanc : Produit bon marché, le vinaigre a une action détartrante lente. Il faut donc attendre plusieurs jours de trempage pour obtenir un résultat satisfaisant. Il est possible de l'utiliser lorsque le moteur est en place avec son radiateur (prévoir 15L). En aucun cas les durites et les joints divers ne risquent d'être détériorés. Le rinçage à grande eau est important et permet d'évacuer la boue de tartre et les morceaux décollés. Répéter l'opération si nécessaire. Dans le cas d'un radiateur dont certains faisceaux seraient totalement obstrués, l'intervention d'un atelier de rénovation de radiateur rest conseillée. |
1 2 et 3 4 et 5 |
|
Freinage : Garnitures tendres ou traditionnelles ? A partir du moment où le véhicule a d'origine un freinage moyen ou faible ce qui est le cas de la Versailles, les garnitures tendres procurent une nette amélioration. N'oublions pas que nous avons l'habitude du freinage performant de nos véhicules actuels. Certes l'usure sera plus rapide avec des matériaux tendres mais au regard du peu de km parcourus et de la sécurité obtenue, ce choix me semble judicieux ... Liquide silicone : J'aurais aimé en connaître les avantages avant ! - avantages : Hydrophobe (n'absorbe pas l'humidité donc protège l'acier des mécanismes) - En cas de fuite, ne détruit pas la peinture - Ne doit pas être changé tous les 2 ans. - inconvénients: Son prix 60 à 70€ le bidon - Totalement incompatible avec le loockheed. Utilisation sur système neuf ou parfaitement nettoyé. Freinage (suite) : lorsque le véhicule tire toujours d'un côté ! C'est un problème récurrent et difficile à trouver et qui ne provient pas forcément du freinage par lui-même. Prenons le cas d'un système en excellent état. C'est à dire : - maître cylindre neuf ou refait, - liquide de frein, durites, garnitures, cylindre de roue neufs ou très récents, - canalisations métalliques débouchées et vérifiées (très important), - croix (avant) et té de dérivation (sur le pont) débouchés et vérifiés, - tambours rectifiés ou contrôlés (faux rond) - jantes et pneus équilibrés et sans défaut de géométrie (jante voilée, pneu abîmé) - garnitures exemptes de gras (fuite du liquide ou graisse)réglage des garnitures effectué (véhicule sur calles) et circuit parfaitement purgé, système rodé (les garnitures ont besoin d'une centaine de km pour se mettre en place). Ce qui revient à se poser les questions suivantes : -Est ce qu'il n'y a bien que du liquide qui arrive aux récepteurs ? (circuit parfaitement purgé) - Est ce que celui-ci arrive bien aux 4 récepteurs et en quantité identique (canalisations parfaitement débouchées) - Est-ce que les garnitures portent bien sur les 4 tambours (absence de voile ou de rainures sur les tambours) ? Alors si tout semble parfait, il reste un autre facteur important qui influe sur la qualité du freinage : la géométrie des trains roulants. En l'occurence j'ai rencontré ce problème en constatant que mon freinage tirait à droite. Le rapport du C.T m'indiquait que la roue avant-droite freinait plus que la gauche. Même après avoir inversé tout le mécanisme de droite à gauche le phénomène persistait. J'ai fini par en conclure que le problème ne venait pas du système de freinage. Solution : C'est un défaut dans le système de direction qui engendrait une petite ouverture de la roue droite lors du freinage. Plus exactement c'est un jeu excessif du relais de direction qui donnait un peu trop de liberté à la roue droite. Celle-ci lors du freinage se positionnait légèrement en travers par rapport à la route, augmentant son pouvoir de freinage, elle entraînait le véhicule du même côté. En détail plus bas, la réparation de ce relais de direction qui a supprimé le défaut de freinage. N.B : Les suspensions, les rotules, les silent-blocs, l'état de la coque (accident) peuvent être responsables d'un défaut de freinage. |
|
|
Relais de direction et conséquences : Le relais de direction est constitué d'un pivot fixé sur le bâti droit, d'une bague en caoutchouc (protection de la graisse), d'un écrou-bague et d'un bras. Le problème rencontré est un filetage défectueux entre l'écrou et le bras. Cela rendait donc impossible le blocage de l'écrou (couple 13m.kg) sur le bras, pour rendre l'ensemble totalement solidaire. J'ai donc choisi une méthode définitive : la soudure à l'arc. Ainsi plus de problème de dessérage. Le jeu se règle pivot démonté du véhicule, en faisant tourner le bras d'autant de filets nécessaires pour obtenir une côte comprise entre 16 et18.5 mm. Pneumatiques : A l'origine : la principale monte était du 6.40 x 13 (circonférence en charge 194cm ) Michelin distribue encore ces produits dans la gamme historique. Compter environ 200 € pièce. Taille très approchante : 165 x 80 x 13 (circonférence en charge 187cm). Ceci diminue le rapport et fait mouliner un peu plus le moteur mais offre une meilleure tenue de route. Coût de 45 € environ / roue (ex marque Selecta). |