
La boite de vitesses : Les étapes qui vont suivre offrent peu de difficultés. Il va s'agir de nettoyer, dégraisser, dérouiller les divers éléments puis de peindre. En effet après plusieurs heures de dégraissage c'est une boite de vitesses qui se cachait sous l'épaisseur de cambouis. Celle-ci est réputée pour sa robustesse et ne sera pas ouverte. J'en profite pour repeindre la partie en fonte et regraisser les biellettes de commande ainsi que la tringlerie d'embrayage. Attention de ne pas égarer les deux demi-lunes situées entre l'axe horizontal de commande d'embrayage et la partie fixe sur la coque lors de l'extraction de la boite. |
Le lecteur assidu aura remarqué l'utilisation de la brouette à frein construite par mes soins en 1998, reconnaissable par son levier sur un des deux manches. |
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Le train avant : Le démontage ne pose aucun problème particulier. En cas de dépose de la colonne de direction, le plus simple est de sortir celle-ci complète avec le volant et le levier de vitesse en démontant le cache en tôle (pied de colonne sous le tableau de bord) pour faire passer le boitier de direction. L'ensemble doit être extrait de l'intérieur de l'habitacle.
Le train avant sort complètement avec les amortisseurs et la barre de torsion.
Au démontage j'ai constaté que la roue gauche avait reçu un choc assez important ayant tordu le bras inférieur, les 2 rotules (moyeu et direction) et cassé l'assemblage du roulement à double rangée de billes en tête d'amortisseur. La bonne qualité des métaux permettra de rattraper les pièces défectueuses, délicatement à la presse hydraulique. Détail du renvoi de direction. Ordre des coupelles servant à laprotection de la graisse des rotules. |
L'assemblage complet. 1/2 train gauche accidenté, visible au démontage seulement. Amortisseur dont le cache poussière nécessite d'être ressoudé. |
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Remplacement des couvre-graisses par des joints de raccords express destinés à l'arrosage. |
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Les amortisseurs avant : Placer deux comprimes-ressort pour rendre libre la tête de l'amortisseur. Le démontage nécessite le retrait d'une coupelle de protection afin d'accéder à l'écrou central. Libérer celui-ci en rabattant les languettes freins. Ensuite utiliser une clé à choc pour le dévisser par inertie. |
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Assemblage du train avant positionnement sur le véhicule. Refabrication des supports souples de puits d'amortisseur. Ces pièces en caoutchouc ne semblant plus disponibles, je les remplace par plusieurs épaisseurs de revêtement souple. Vidange de l'amortisseur, remplissage avec de l'huile hydraulique. Le niveau sera fait lorsque le véhicule reposera sur ses 4 roues. |
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Remontage du train avant : Rien de particulier, penser à utiliser des goupilles fendues neuve et à graisser les rotules; Freinage avant : Remontage tout d'abord de la flasque, cylindre de roue, garniture et ressorts. Un coup de papier de verre sur les garnitures pour supprimer les éventuelles traces de graisse, le tambour reçoit 2 roulements Timken et un arrêt de graisse neufs. Bien vérifier la propreté du fond de l'axe (absence de peinture) pour ne pas abîmer le joint spi. Serrage important du tambour avec l'écrou de moyeu pour mettre en place les roulements. NE PAS OUBLIER de REDESSERER celui-ci pour leur redonner suffisament de liberté, sans jeu. Goupille neuve + graisse dans le bouchon de protection. Au préalable les tambours ont été rectifiés pour améliorer le freinage et éviter un fond rond, ce qui était nécessaire ici avec la roue droite accidentée. |
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Le boitier de direction : Vidange, démontage après extraction du bras de direction. L'arbre de direction (axe du volant) sort en démontant la plaque de fond. Deux arrêts d'huile sont à changer. Ces joints sont aux côtes américaines (plus difficiles à trouver). Si le galet présente une usure correspondant à la position "ligne droite", la vis, elle, est en parfait état (enfin une bonne nouvelle). Le galet sera réparé en rechargeant les trous à l'argon puis en meulant le plus précisément possible la nouvelle surface. Le remontage ne pose aucun problème . Il faut veiller lors de la mise en place de la plaque de maintien des roulements à laisser libre la rotation de l'arbre de direction, si nécessaire rajouter un joint supplémentaire en tant que calle d'épaisseur. Le réglage du jeu du galet se fait par la vis hexagonale fendue. Ne pas oublier l'huile de type SAE 80 ou 90. Toutes les pièces se remontent à l'huile et non pas à la graisse (dillution avec l'huile). |
Galet de direction avant et après réfection |
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Le train arrière : La remise en état sera assez succinte puisque je me suis contenté de sortir le pont pour le décaper et le repeindre, de raviver les lames de suspension sans les démonter car le caoutchouc fondu des silentblocs empéchait l'extraction des axes fixés sur la caisse. L'accès facilité des canalisations de freinage permet de bien les déboucher. Un dégraissage des câbles du frein à main puis une bonne lubrification a été faite. Remontage : Le pont est simplement vidangé et rempli d'huile SAE 80. Vérifier la mise à l'air possible du pont grâce au reniflard qui sert de fixation au dédoubleur de frein arrière (photo). Utiliser des pièces de chambre à air pour protéger les canalisations au niveau des pattes de fixations. Graissage des 2 cardans d'arbre. Enlever pour cela les vis bouchon et insérer un graisseur provisoire (modèle rallongé), remplir généreusement à la pompe à graisse puis replacer les vis. Rincer les durites de frein à l'alcool à bruler + soufflage. Freiner les écrous des étriers des fusées de pont (écrou 22) sur les lames de suspension en intercallant la pièce de textile renforcée. |
Vue de l'arrière avant travaux. Extraction du pont après démontage des "U" fixés sur les lames de suspension. Le pont décapé puis repeint. |
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Boîte de vitesses : Rappel: 3 rapports + marche arrière, 2nde et 3ème synchronisées. Malgré l'absence d'huile à l'intérieur, je choisis de tenter le remontage après le remplacement impératif des deux bagues d'étanchéité (côté embrayage et sortie sur l'arbre de transmission). Ces bagues sont des modèles courants. L'extraction de la première se fait en déposant la plaque derrière la fourchette d'embrayage et de la seconde en utilisant la méthode C.O.P (Comme On Peut ). Penser à remonter les bagues avec de la graisse et surtout à lubrifier la portée sur l'axe qui va la traverser sinon il y aura un risque de détérioration à la mise en route avant que l'huile n'ait cheminé jusque là. En y étant, regraisser l'axe de la fourchette ! Divers : Une multitude de pièces est démontée, repérée, dégrippée puis peinte. Travail facile mais long, indispensable pour obtenir un résultat satisfaisant et du plaisir lors du remontage. |
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