Après nettoyage et vu de loin, l'aspect était acceptable. Mais en s'approchant, le démontage total semblait inévitable. Cette opération est très facile à exécuter grâce à l'accessibilité et à la simplicité des fixations utilisées à l'époque.

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La planche de bord :

En tout premier lieu j'avais démonté la colonne de direction pour refaire le compartiment moteur et soigner le boitier de direction en mauvais état. J'ai commencé par défaire le tableau de bord. Deux boulons sous les commandes et le cache en plastique se défait, articulé par une glissière en partie supérieure. La planche de bord est maintenu par deux boulons bien visibles de face.

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Les manettes de chauffage et d'air extérieur (climatisation !) ne posent aucun problème. Les boutons se démontent soit en les dévissant soit en desserrant une vis cachée en partie inférieure.

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Le faisceau pourra être extrait après quelques repérages indispensables. C'est l'avant qui passe par le tablier pour sortir par l'habitacle. Détails en images de la liaison Av/Ar et variateur d'éclairage de la planche de bord.

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Les boites à fusibles : repères colorés situés sous le parebrise intérieur, l'autre boitier ne comporte que des fils noirs; repérage indispensable !

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Relais de phares, commande codes/phares au pied et allume-cigare. On n'oubliera pas l'éclairage de la boîte à gants et la timonerie d'essuie-glace.

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 Démontage des organes techniques terminé.

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Les portières :

L'extraction des clips des poignées est difficile à faire. Il faut d'ailleurs la patience féminine pour en venir à bout.

- écarter la poignée de la contre-porte en comprimant le ressort caché, avec un ou deux tournevis.

- repérer le début de la gorge (3/4 de la poignée environ), y glisser un tournevis déformé et pousser le clips (forme d'omega) pour commencer à le faire sortir de sa gorge (>>). Ensuite on peut le crocheter avec un fil de fer. Tout se libère alors et vous pourrez passer le reste de l'après-midi à rechercher le fameux clips qui aura sauté dans les graviers de la cour !

Les portières se démontent en dévissant les fixations sur le montant (écrous accessibles sur les montants face interne). Au préalable défaire les arrêts de porte en tronçonnant les têtes des axes qui hélas sont sertis. On pourra les remplacer sans problème par des boulons TRCC.

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Le déshabillage :

Rien de particulier sinon que le montage était fait pour durer, avec des languettes de métal rabattues, des pointes en acier pour bloquer les angles des joints d'encadrement de portières. Le ciel de toit se démonte en commençant par l'avant. Il suffit de rabattre chaque baleine vers l'arrière pour pouvoir les dégager une à une de leur logement. Celles-ci sont de longueurs différentes (à repérer).

Les côtés du tissu sont agrippés par des plaques de métal dentées. On peut libérer le tissu en enfonçant un objet large entre la plaque et les montants du toit pour décrocher le ciel (le remontage promet beaucoup de plaisir...).

De nombreuses fixations reçoivent une bande de tissu épais avant d'être serrées contre le chassis. Ceci est sûrement pour éviter aux pièces de métal de grincer pendant les trajets.

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La plate forme :

Grattage, ponçage, il faut enlever tout ce qui se décroche ! J'ai choisis de ne pas mettre totalement le chassis à nu pensant que là où la peinture vieille de 50 ans n'était pas partie, la rouille ne s'y mettrait pas demain non plus ! Aussi, une couche de Rustol stabilisera l'ensemble et surtout protégera les nombreux endroits qui n'ont jamais vu de peinture (toit, dessous de planche de bord et intérieur du coffre notamment sur les ailes). Les nombreux joints faits avec du mastic devenu cassant, sont enlevés pour recevoir du mastic au polyuréthane. Les parties visibles de la planche de bord ne recevront pas de Rustol pour permettre un aspect parfait lors du voile de peinture.

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Le toit et les entrées :

Très rapidement j'ai dû me rendre à l'évidence et constater que les baguettes chromées de toit, les joints de parebrise et de lunette arrière cachaient des nids à oxydation. J'ai donc délicatement enlevé le jonc de toit et procédé à la dépose des vitrages.

N.B: Depuis janvier 2004, ENPI redistribue ces joints (90 euros environ untitaire).

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L'utilisation du Rustol laisse une épaisseur souple qui peut être génante lorsqu'on souhaite une finition parfaite (zones visibles). J'ai mis en pratique un produit industriel pour traiter la rouille en neutralisant le métal oxydé.  Sorte de "Framétaux" vendue en conditionnement plus important et beaucoup moins cher, ce "lait" transforme le métal apparant et lui donne une couleur noire au reflet bleuté. Le ponçage n'est pas nécessaire.

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Un apprêt au polyuréthane viendra recouvrir et adoucir l'aspect rugueux ou irrégulier de la tôle décapée. C'est une couche indispensable pour isoler les différents produits et leur permettre une bonne accroche. Avant la couche de finition, je profite de l'accessibilité pour refaire les liaisons de certaines tôles au mastic (tablier, coffre).

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Avant dernière étape, ponçage à l'eau des surfaces visibles avec du papier 600 ou 800, préparation des pièces recevant la même couleur que la carrosserie (joncs de le planche de bord, attache capot, pare hélice de radiateur, ...) et peinture finale.

Ca y est c'est terminé, le remontage est proche !

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