(Bis)

Le jour "J" !

Ca y est c'est le grand jour de l'essai sur route..La prise en main est très facile. La position de conduit est normale, les commandes accessibles, seul le volant semble un peu envahissant pas sa taille. La direction est démultipliée pour aider le conducteur pendant les manoeuvres.Le poids du groupe propulseur sur la direction est important. Les créneaux demandent un peu d'énergie Les freins répondent et sont efficaces. Si ceci contredit beaucoup d'articles de l'époque c'est tout simplement parce que j'ai choisi des garnitures tendres. Elles dureront moins longtemps mais vu le nombre de km parcourus par an, je suis tranquille pour un bout de temps. Cependant, l'endurance n'est pas au rendez-vous.

  • "On apprécierait une boîte 4 ...."

    Le passage des vitesses est sensationnel. Très doux, les 3 rapports ainsi que la marche arrière fonctionnent à merveille. Je retrouve le plaisir d'une commande au volant. L'embrayage est progressif. Par contre ça mouline ! On se rend compte très rapidement qu'une 4ème serait appréciable ... Le moteur est souple, la reprise en 3ème est possible dès 30 km/h. Même si le couple est important pour l'époque, il ne surprendra personne aujourd'hui. Le V8 répond sans réticence. Je ne peux pas encore utliser toutes les performances du moteur car celui-ci est en rodage. Je sents qu'il manque encore de liberté. Au ralenti le ronronnement du moteur est à peine perceptible. Dès qu'on solicite les gaz, la mélodie se fait entendre.

    Vedette, le luxe des 50'/60'.

    La Versailles se déplace majestueusement grâce à ses suspensions confortables. Les occupants sont bien installés sur les grandes banquettes. C'est un plaisir de rouler à 3 à l'avant sans devoir se serrer. La voiture épouse les virages sans mauvais comportement. La tenue de route (sol sec) est bonne à des allures de 90/100 km/h. Sous forte pluie, les essuie-glaces sont suffisants. Le comportement routier ne parait guère modifié par la route mouillée. Il faut adapter ses réflexes de conduite à une propulsion (accélérer réduit le rayon du virage, SURVIRAGE -  deccélérer ou freiner = SOUSVIRAGE )

    Après 6500 km, ...

    Le rodage est terminé. Première constation, a froid le moteur ne laisse plus échapper un nuage bleuté pendant les premières minutes. Les cylindres sont polis et l'huile ne remonte plus. Mis à part un réglage du ralenti dû à la mécanique qui subissait moins de frottements au cours du rodage. ce type de véhicule ne nécessite pas de lever le capot tous les 5 km ! Les démarrages sont parfaits à chaud comme à froid, lorsqu'il gêle ou en pleine canicule estivale.

    La consommation d'huile diminue progressivement. Le carburant suit la même courbe pur descendre en dessous des 12 L aux 100 km, sur un parcours autoroutier à une vitesse moyenne de 90 km/h (mesure au GPS.) Il ne faut pas se fier à la précision du tachymètre. Sur des parcours mixtes (ville, route, etc.), c'est entre 15 et 16 L que se situe la performance !

    La conduite se fait paisiblement sans être agrippé au volant pour parer à une saute d'humeur du véhicule. Dès la belle saison c'est vitre baissée, une main sur le volant que se passent les balades. En gardant des distances de sécurité suffisantes la Versailles s'insère très bien dans le traffic actuel.

    C'est une voiture sans soucis qui aime voyager loin et reste confortable pour ses occupants ainsi que pour son conducteur.