Carrosserie :

La cabine est posée sur des chandelles. Dépouillée dans sa totalité, elle se limite à quelques feuilles de tôle clouées sur une ossature en bois.

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La tôle est très bien conservée et ne présente qu'une seule perforation bénine au niveau d'une des charnières du parebrise. Une greffe est très facile à réaliser.

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Le toit aussi a été formé à la main et présente deux raccords de tôle cloués sur des traverses en bois. Après un décapage des différentes couches de mastic, on peut apercevoir les bords des tôles en parfait état.

Un joint au mastic polyuréthane sera réalisé après traitement par phosphatation.

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Les consoles du tablier ont souffert et reçoivent des greffes. Le métal a été déchiré à force des vibrations ou à cause d'un accident ?

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Les portières malgré l'oxydation importante ne présentent aucune perforation et ont une ossature en bois en parfait état. Le travail du carrossier de l'époque est remarquable. Aucun tendeur à l'intérieur du cadre n'est utilisé pour galber le métal. Le bois est extrêment dur et ne s'est pas fendu au fil des ans.

Astuce : afin d'éviter la vibration de la tôle contre les barres transversales je jointoie avec un mastic.

Une gâche de portière après restauration.

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Pour mémoire, la tare et la charge utile du véhicule sont photographiées et mesurées afin de pouvoir les reproduire en lettres peintes à la main côté chauffeur.

Après un ponçage, la cabine et les portes reçoivent les traitements habituels. Le masticage effacera les quelques coups reçus.

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Après avoir redressé puis mastiqué les tôles, j'utilise les produits habituels (apprêt et peinture polyuréthane) pour obtenir le résultat final en cabine.

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La sellerie existante a subit les intemperies et n'était plus véritablement en rapport avec l'origine. Il devient nécessaire de reconstruire l'assise et le dossier. J'en profite pour adapter leurs dimensions à la morphologie des conducteurs du 21è siècle ! Au final, le regard du conducteur n'est plus géné par le parebrise assez bas. Le boitier de direction est orientable, ce qui permet de repousser le volant vers le parebrise.

Le sommier de l'assise est désoxydé et traité. L'assise reçoit une mousse en bultex (meilleure tenue dans le temps) puis est enveloppée dans une toile de jute. Un skaï rouge marbré est retenu pour s'assortir avec les couleurs du bois.

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Le plancher est refait en contre-plaqué, puis verni. Il sera ensuite recouvert d'un tapis caoutchouté. Le socle reconditionné de l'assise cache la batterie et le coupe-circuit. La place restante sera utilisée en rangement

Je conserve le plus possible les pièces de bois d'origine pour respecter l'esthétique de l'époque.

Détail : pédalier traditionnel et colonne de direction, robinet d'essence, tube cuivre relié au gonffleur.

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Marche-pieds, potences des ailes, renforts de fixation de cabine, support de roue de secours devront souvent être chauffés pour retrouver leur forme sans risquer la rupture du métal. Quelques greffes de tôle permettront de récupérer les plaques d'immatricualtion et les joues latérales sous la cabine.

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Les charnières des portes bénéficient d'axes neufs fabriqués à partir d'un rondin en lation de 6 mm de diamètre.

Le capot "porte-feuille" est constitué de 4 panneaux montés sur charnière et va demander beaucoup de travail pour le sauver.

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Le véhicule retrouve : portes, potences d'aile, amortisseurs à friction (dont l'inefficacité est plus que légendaire !),supports de marche-pieds, phares.

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Le résultat d'un travail féminin soigné ...

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Les éléments du plateau sont démontés, poncés et traité. Bien que la dureté des bois utilisés à l'époque ait repoussé l'attaque des insectes, je préfère sécuriser les matériaux avec un traitement insecticide indutriel. Ensuite le tout sera recouvert de plusieurs couche de verni "marine" sans oublier les séances de ponçage entre chacune. Toute la visserie est inutilisable. Elle est remplacée par des modèles zingués en conservant l'utilisation desvis fraisées à tête fendue.

Pendant le démontage, quelques fixations trop rouillées ont cassé. Lorsque le filetage se brise au ras du matériau et que le diamètre de la vis est suffisant, il est possible d'utiliser un extracteur de goujon. En rêgle générale, je me refuse à utiliser un extracteur sur des pièces mécaniques. En effet si celui-ci venait à casser, il serait impossible de repercer l'outil étant donné qu'il est en acier résistant.Ceci pourrait rendre inutilisable la pièce en question. Dans le cas de cette ossature en bois, même si l'outil avait cassé il aurait été possible de déplacer le point de fixation. J'ai donc marqué au pointeau le centre du filetage restant puis percé avec un foret de diamètre suffisant et vissé (à l'envers) l'extracteur. Le morceau de filetage en cours de dégagement.

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Les phares ont des coupelles nickellées (pas de chrome). Le meilleur moyen pour les nettoyer et les polir est de déposer les verres. Ceux-ci sont collés avec du goudron. Il suffit de chauffer très légèrement la coupole avec une flamme (surtout pas le verre !) pour ramolir le goudron.

Disque en flanelle et pâte à polir rendent l'aspect miroir des phares.

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Les ridelles bien conervées sont lavées, poncées, dépoussiérées puis recouvertes de verni "marine".

L'ensemble retrouve son apparence avec les pièces de bois d'origine.

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L'intérieur se termine.

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A l"époque, le constructeur Unic, ne livrait qu'un chassis motorisé, sur roues, équipé d'un capot, d'une calandre, ainsi que du tablier avec sa planche de bord. Les ailes ont été donc façonnées par le carrossier qui s'était occupé de la cabine. La seule solution était de les confier à un carrossier-tôlier.

Après avoir débarrassées celles-ci des diverses réparations de fortune, le carrossier les a redressées, ressoudées, renforcées. Ensuite est venu le travail de carroserie traditionnelle.

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Les ailes sont isolées du chassis, avec une feuille de caoutchouc. Leur intérieur est revêtu d'antigravillonnant.

En détail :

- la réfection des marches pieds,

- un sytème de frein pour l'ouverture des portières.

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